samedi 12 décembre 2015

A la découverte du Marché de Gros de Lyon-Corbas




L'imposant Marché de Gros de Lyon-Corbas
Cinq fruits et légumes par jour… Manger bouger…  Vous connaissez bien sûr ces recommandations. Et bien  nous sommes allés bien au-delà. Des fruits et des légumes, nous en avons vu de toutes les couleurs.
Des légumes anciens, oubliés,  dit-on encore même s’ils le sont de moins en moins, des légumes dont nous ne soupçonnions même pas l’existence. Et des fruits à profusion, une explosion de couleurs et de formes, d’odeurs, de goût. A les voir, à les sentir, à tenter de deviner leurs saveurs, c’est un véritable tour du monde qui nous attendait. Heureusement, nous n’étions pas seuls. A nos côtés, Christian Berthe, président du Marché de Gros de Lyon-Corbas, Nathalie Charbonnel, directrice de ce même marché. Et puis,  excusez du peu : non pas un mais trois Meilleurs Ouvriers de France Primeurs : Clotilde Jacoulot (M.O.F. 2011), Catherine Botti (M.O.F 2015) et Maxime Lafranceschina (M.O.F. 2015).

Photo Gérard Conreur
Maxime Lafranceschina M.O.F. 2015
La nuit a été courte. Nous sommes en hiver,  à une quinzaine de jours de Noël. L’air est vif, le jour n’est pas encore levé. Nous sommes en plein cœur de  Lyon. La fête des lumières qui devrait nous en mettre plein les mirettes n’a  pas eu lieu mais sur les immeubles, ici et là, d’une rive à l’autre du Rhône, des éclairages tricolores nous rappellent le 13 novembre et qui nous sommes. Dans la ville, sur les routes, le trafic commence à se densifier. Nos paupières sont encore lourdes, nous parlons peu, nous rêvons d’un petit café supplémentaire qui pourrait enfin nous sortir des bras de Morphée. Cap vers le sud.  Nous quittons la capitale des Gaules à regret avec le souvenir d’une couette sous laquelle nous étions si bien mais aller à la découverte des fruits et légumes de fêtes, cela se mérite.  Tout le monde nous parle d’une expérience quasi-initiatique. Nous avons traversé le Rhône, bientôt  nous quitterons la ville et moins d’une vingtaine de kilomètres plus loin alors que la nuit a cédé la place à un tout petit matin bleuté mais toujours aussi frisquet, la voiture s’immobilise. Marché de Gros, Lyon-Corbas nous y voilà !


Lyon-Corbas est le premier marché de gros français privé en fruits et légumes frais par lequel transitent plus de 300 000 tonnes de marchandises chaque semaine. Le marché approvisionne plus de 2 100 clients, en majorité implantés dans la région Rhône-Alpes. Il constitue le 2ème Marché de gros de France.  Lyon-Corbas est une structure privée qui regroupe 24 grossistes et 61 producteurs en majorité propriétaires de leurs locaux. Il fonctionne sous le régime d’une ASL (Association Syndicale Libre). Implanté à Corbas en janvier 2009 sur un site de 12 hectares, les installations offrent 35 000 m2 de surfaces d’activité réparties sur deux bâtiments totalisant 32 0000 m2 dédiés à l’activité grossiste, un bâtiment indépendant pour les producteurs (2600 mètres carrés, 61 opérateurs), un bâtiment administratif et d’accueil (équipé d’une superbe machine à café, c’est là que nous avons commencé notre visite ou plutôt fini notre nuit) avant d’entamer courageusement quelques kilomètres de rayons de fruits et légumes, histoire de voir enfin le jour se lever…  Enfin, pour clore notre visite en chiffres, Lyon-Corbas comporte un espace de collecte et de gestion des déchets accessibles à tous les usagers du site. Christian Berthe, président du Marche de Gros de Lyon-Corbas nous en dit plus à ce sujet :




Christian Berthe, explications :


Cela ne vous aura pas échappé : Noël approche à grand pas et bientôt 2015 entrera dans notre passé. Pour fêter cela, repas  de …fête  bien sûr. Corbeilles et composition magnifiques de fruits exotiques : mangues, litchis, fruits de la passion, ananas. Dans les cuisines où règnent  toujours l’indétrônable marron et sa copine la dinde, des légumes moins classiques se réunissent secrètement… C’est une révolte ? Non, Sire, c’est une révolution …de palais.



Clotilde Jacoulot et Maxime Lafranceschina, 
Si le panais et le potimarron ont fait un retour remarqué dans nos cuisines il y a déjà quelques années,  d’autres suivent le même chemin. On connaissait le topinambour et le rutabaga, synonymes de privations et  de rationnement durant les années difficiles de l’Occupation, le salsifis ou scorsonère, le crosne venu de Chine mais qui porte le nom d’un village de l’Essonne où il fut cultivé pour la première fois, on peut y ajouter les carottes de couleur :  violettes,  jaunes, blanches ou noires  ainsi que le navet boule d’or ou encore ces légumes blancs à l’extérieur mais zébrés de rose à l’intérieur. Déjà les distances se font plus grandes avec l’oca du Pérou ou l’hélianthi d’Amérique du Nord. Pour finir notre marché, vous reprendrez bien un peu de cerfeuil tubéreux, de persil racine ou de capucine tubéreuse ?  Clotide Jacoulot, Meilleur Ouvrier de France  Primeurs 2011 nous parle des légumes anciens… mais furieusement au goût du jour.

Clotilde Jacoulot, les légumes anciens..


Il est probable qu’un jour nous serons amenés à consommer des insectes mais je ne peux m’empêcher d’avoir un doute sur cette question. Non pas que je ne sois pas emballé par cette perspective gustative que nos grands-parents n’auraient osé imaginer mais parce qu’il me semble que la diversité des fruits et légumes est infinie. Je ne serais pas étonné d’apprendre que nous découvrons chaque jour, de nouveaux fruits  exotiques totalement improbables, sans queue ni tête, couverts d’épines, de poils ou d’écailles et des légumes, qu’à l’heure de Star Wars, on pourrait croire venus d’une autre galaxie. Alors, avant de croquer des sauterelles, je me souviens avec plaisir avoir lu quelque part que les botanistes et chercheurs n’ont à ce jour inventorié et classifié qu’une toute petite frange de ce que la nature a déposé avec  une touchante générosité sur leurs chemins en Amazonie, Nouvelle Guinée, ou Indonésie. A l’heure de la Cop21, puissions-nous préserver ces garde-manger  en nous souvenant  de ce Jardin d’Eden au lieu de les voir disparaître chaque jour un peu plus.

Gérard Conreur  – Décembre 2015


Merci à Claire et à Julie.

1 commentaire:

  1. De bonnes informations ici, je voudrais partager avec vous toute mon expérience en essayant d'obtenir un prêt pour développer mon activité de vêtement ici en Malaisie. J'ai eu beaucoup de mal à faire des affaires à cause de ma courte maladie, puis quand j'ai été soigné, j'ai eu besoin d'un fonds pour le reconstituer. Je suis tombé sur M. Benjamin, agent de conseil en crédit chez Le_Meridian Funding Service. moi, mon projet d’entreprise et je lui ai dit que j’en possédais déjà un et que j’avais juste besoin d’un prêt de 200 000,00 USD, il m’a donné un formulaire à remplir et j’ai aussi demandé mon ID valide dans quelques jours. . Je tiens vraiment à apprécier leurs efforts. Essayez également de faire parvenir ce message à tous ceux qui recherchent un prêt commercial ou d’autres problèmes financiers. Contactez Le Service de Financement Le_Meridian sur Email: lfdsloans@lemeridianfds.com / lfdsloans@outlook.com Il est également disponible sur WhatsApp Contact: 1- 9893943740.

    RépondreSupprimer